L'Ange (3)

Couchée sur table, pieds et mains liés, jambes écartées, l'Ange était entourée de tous ce qu'elle aimait. Les hommes, les femmes qu'elle chérissait, maternait et et détruisait, le sexe, l'alcool, la violence et l'amour. L'Ange aimait tout. Elle était capable d'envelopper d'amour chaque être de ce monde aussi hideux fut-il, répugnant, ou méchant, chacun méritait d'exister. Elle avait de l'affection pour chaque femme, les mères de famille et leurs enfants, les vielles dames, les prostituées, les adolescentes, les femmes des plus accueillante aux plus arrogantes, pourvu qu'elle puisse les pénétrer de sa langue. Elle goutais aux fous, aux S.D.F, aux commerciaux, aux affreux golden boys trop riches pour aimer, aux stars, aux manifestants, aux jeunes vierges des couvents, aux prêtres, aux moins de douze ans et aux animaux. Pour l'Ange, ces personnes n'étaient pas que de simple objets sexuels, non, ils étaient tous ces enfants, ses protégés même lorsqu'elle les violait. Chaque coup donné était aussi une douleur pour elle mais d'abord une passion, un feu qu'elle ne contrôlait pas et qui ne cessait de prendre de l'ampleur.
Ce feu la brulait quand elle léchait leur peau, quand elle s'imprégnait de leur odeur, quand elle les repérait, grâce à leur visage, leur traits et leurs voix. Il monta en puissance jusqu'à la brûler vive et elle devint une plaie ambulante le jour où elle fut trahie par l'être qui n'était qu'elle, son double, et qu'elle eu tué cette jeune femme, trop jeune surement pour être aimée. L'Ange, éprise de cette enfant, ne pu résister au désir. Elle l'aimait mais elle l'aimait de haine. Pourtant, l'Ange n'avait  cessé  tout au long de sa vie, d'idolâtrer les innocents qu'elle voulait corrompre pour une totale destruction amoureuse. Ce fut sans doute ceci qui la conduisit  au grand départ. Mais sur son nuage, l'Ange entourée de fidèles, n'aime plus, elle s'est lassée à jamais des fanatiques qui, permanemment, lui réclame le désir corrupteur dont elle fut un jour maître et avec le lequel elle avait asservi le monde mais, là encore, avec amour.
L'Ange n'éprouve plus rien, ci ce n'est un fort sentiment qu'on pourrait qualifier d'autisme car sans pour autant montrer de la crainte, l'Ange s'est enfermée dans un mutisme, qui, peut être, la protège de tous ses adorateurs aux corps nus.