L'ombre de la vertu sous l'arbre du vice.

Publié le par Keupone-in-grey

Je ne sais ni où ni comment, l'Homme définissait le bien et le mal qu'il opposa catégoriquement comme deux antonymes, l'un toxique et l'autre offrant la sagesse et la volupté infinies. Mais l'être mortel ne peut, car il n'est pas divin, posséder un tel savoir ; nous, fébriles humain, ne sommes, vivants, que de pauvres acteurs de la divinité, les marionnettes de la toute grande omniscience. Sinon, dans le cas où on nous montrerait la science à l'état pur, nous serions exposés à la folie, ou dans le meilleur de cas à la mort, passage vers l'immortalité et porte vers le Bien.

Mais si la démence, objet du Bien, consume notre esprit ainsi que sa raison et noircit l'âme, alors elle ne peut qu'être mauvaise, corrompant l'Homme de sa vertu, lui offrant pire que le vice! Par conséquent, c'est le Mal qui en tire les ficelles, comme il le fait de tous les extrêmes de ce monde : la passion, l'absolution, l'infinité et le Bien. 

A moins que le Bien ne soit moins puissant et divin qu'on ne le prétend, mais alors, serait-il à la portée de tout Homme et futile pour les Dieux ? Nous pourrions être damnés dès la naissance et ne jamais, durant notre vie mortelle, n'atteindre ne serait-ce que l'ombre de la bénédiction et de son divin pardon. Nous nous efforcerions donc pour rien à rechercher la vertu en l'opposant au vice. Car il est dit que les tares sont du même effet que l'action du Bien.

Cela signifierait que le Bien serait une définition humaine, comme le Mal, loin de la parole célèste, alors que nous ne pouvons créer plus que la nature nous offre déjà. En effet, toute transformation n'est jamais créatrice de rien, comme il est prouvé par Lavoisier.

Ne possédant que nos cinq sens pour percevoir, nous ne seront donc jamais s'il existe un Bien et un Mal. Mais la définition que nous leur donnons n'est que mensonge.

Publié dans Société

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